Riviera Intelligence — Elena Agueeva

France–Brésil — Convention fiscale

Les décisions qu'un résident du Brésil doit régler avant d'acquérir, de financer, d'utiliser ou de transmettre un bien résidentiel français — d'après la convention de 1971, le code général des impôts et le registre officiel des transactions de l'État français.

Édition 2 · Août 2026 · France ↔ Brésil · Droit vérifié au 10 août 2026 — contrôlé sur Légifrance et le BOFiP via le Chiron Legal Corpus

Rédigé par Elena Agueeva — agent immobilier titulaire de la carte professionnelle (CPI 06052023000000132), Cannes. Première publication 2026-07-19 · dernière revue 2026-08-13. Méthode : textes et doctrine vérifiés sur Légifrance et BOFiP via le Chiron Legal Corpus ; chiffres de marché issus de DVF (DGFiP), qualifiés individuellement. Information générale — toute structuration personnalisée requiert votre propre conseil.

Données de marché

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Niveau 1 · Le brief de décision

Votre situation, et ce qu'il convient de régler avant de vous engager à acheter

Les réponses supposent que vous êtes un particulier, résident au Brésil au sens du traité et non de France, achetant en votre nom pour un usage privé, sans État tiers qui impose votre famille. Une société ou un trust dans la chaîne, un usage professionnel ou un État tiers changent les réponses — les § 3 et § 6 le précisent.

  1. La convention de 1971 ne couvre que les impôts sur le revenu. L'impôt sur la fortune (IFI) s'applique donc au-delà de 1,3 M€ par le seul droit français — le Brésil n'en lève aucun : rien n'est doublé, rien n'est allégé.
  2. Aucune convention successorale ou de donation France–Brésil n'existe. Au décès comme pour une donation, le droit français s'applique seul : la France impose le bien quel que soit l'héritier, jusqu'à 45 % en ligne directe, et l'éventuel droit brésilien d'État s'ajoute sans coordination.
  3. Revenus et plus-values suivent le texte de 1971 : la France impose les loyers là où se trouve le bien, et impose la plus-value à la vente — parts de sociétés immobilières comprises. Le Brésil peut imposer aussi et impute l'impôt français, prélèvements sociaux désormais compris.
  4. Le propriétaire affilié au Brésil paie les prélèvements sociaux français en entier — 17,2 %, non le taux réduit de 7,5 % réservé à l'affiliation européenne — sur les loyers comme sur les plus-values. La vente exige un représentant fiscal accrédité, sauf dispense de prix ou de durée.
  5. Entre Mougins, Cannes et ses collines et la presqu'île de Saint-Tropez, 1 479 ventes de villas à 3 M€ et plus ont totalisé 10,1 milliards d'euros sur les douze années DVF. Chaque chiffre de ce brief remonte au registre des transactions de l'État.

Les textes applicables, et ce que chacun couvre

TexteDate et statutImpôts couvertsCe qu'il n'atteint pas
Convention du 10 septembre 1971, signée à BrasiliaEn vigueur le 10 mai 1972, avec un protocole qui en fait partie intégrante. Jamais modifiée : les deux registres — la présentation officielle française et le registre fédéral brésilien (Decreto n° 70.506 de 1972) — portent le texte de 1971 et rien de plus récent.Les seuls impôts sur le revenu : côté français, l'impôt sur le revenu et l'impôt sur les sociétés (article 2), étendus aux impôts analogues postérieurs — ce que l'administration lit comme couvrant la CSG, la CRDS et le prélèvement de solidarité.L'impôt sur la fortune — aucun impôt sur la fortune ne figure nulle part dans le texte, et les sections 2 et 6 chiffrent ce silence
Une convention successorale ou de donationIl n'en existe aucune, et aucune n'est en négociation : la convention de 1971 est le seul instrument fiscal franco-brésilien sur l'un et l'autre registre (vérifié en juillet 2026).Le décès et les donations en entier — le droit interne français s'applique seul, et l'éventuel droit brésilien d'État arrive sans coordination (section 6)
La convention multilatérale BEPSL'instrument anti-abus conclu en 2017, en vigueur pour la France depuis le 1er janvier 2019.Elle ne modifie pas la convention de 1971 — vérifié sur les deux registres.La convention telle que signée en 1971 — intacte
Le commentaire de l'administration fiscale française, BOI-INT-CVB-BRARefondu le 17 juillet 2024 — un commentaire à jour, chose rare dans cette collection.Interprétation seulement — dont l'affirmation expresse que la CSG, la CRDS et le prélèvement de solidarité entrent dans la convention.Là où le commentaire et le texte divergent, ce brief suit le texte

Les huit décisions à arrêter avant de signer le compromis de vente

QuestionLa position généraleEnjeuFaut-il examiner votre dossier ?
Paierez-vous l'impôt français sur la fortune ?Oui au-delà de 1,3 M€. La convention de 1971 ne couvre que les impôts sur le revenu : l'IFI s'applique par le seul droit interne, sans rien à lui opposer ; le Brésil ne levant aucun impôt sur la fortune, la charge arrive une fois (section 2)DéterminantLe plus souvent : évaluation et passif
Qu'advient-il du bien à votre décès ?Aucune convention ne coordonne : la France impose le bien quel que soit l'héritier (article 750 ter), et l'éventuel droit brésilien d'État (ITCMD) court sur ses propres règles à côté (section 6)DéterminantOui : testament, régime matrimonial, conseil des deux côtés
Pouvez-vous donner le bien de votre vivant ?Vous le pouvez, mais il n'existe pas non plus de convention de donation : les droits français s'appliquent au barème de l'article 777, et le traitement brésilien de la même donation est une analyse séparée (section 6)DéterminantOui : aligner les deux analyses avant l'acte
Qui impose la plus-value quand vous vendez ?La France d'abord, là où se trouve le bien (article 13 ; article 244 bis A du CGI avec les abattements de durée) ; le Brésil peut imposer aussi et impute l'impôt français (section 4)ÉlevéLe plus souvent : durée de détention et justificatifs de travaux
Que coûtent les prélèvements sociaux ?Le taux plein de 17,2 % aux taux actuels — la voie réduite à 7,5 % est réservée à l'affiliation européenne, et l'affiliation brésilienne en est hors (section 4)ÉlevéSelon les faits d'affiliation
Comment sont imposés les loyers ?La France d'abord, au minimum de 20 % puis 30 % au-delà de la deuxième tranche (article 197 A) ; le Brésil impose selon son droit et impute l'impôt français (section 5)MoyenSelon les cas : option pour le taux mondial
Comment les fonds arrivent-ils ?Le contrôle des changes et le rapatriement sont des questions brésiliennes, non conventionnelles — à régler avec les banquiers de la famille avant l'acte (section 2)MoyenOui : le circuit de financement
Devez-vous désigner un représentant fiscal pour vendre ?Le Brésil est hors de l'Union européenne et de l'Espace économique européen : en principe oui ; les cessions n'excédant pas 150 000 € et le bien détenu trente ans en sont dispensés (section 4)MoyenLe plus souvent : le notaire organise la désignation

Les six situations qui exigent un spécialiste en France et au Brésil

  • L'impôt sur la fortune est préparé autour de la convention. Le texte de 1971 ne couvre que les impôts sur le revenu : aucun article n'allège l'IFI, aucune charge brésilienne ne s'y impute — l'impôt court sur le seul code français.
  • Une installation en France est calée sur la fenêtre de cinq ans. La règle du nouveau résident (article 964-1°) est du droit interne, non un droit conventionnel : la France peut la restreindre ou l'abroger à tout moment.
  • La succession est supposée coordonnée. Aucune convention successorale franco-brésilienne n'existe : la France impose le bien au décès quel que soit l'héritier, et l'éventuel droit brésilien d'État arrive sur ses propres règles.
  • Une SCI est censée déplacer l'impôt sur la fortune ou la succession. Les articles 965 et 750 ter lisent la fraction immobilière à travers la société : le véhicule change la paperasse, rarement le résultat.
  • Le taux réduit de 7,5 % est tenu pour acquis. Cette voie est réservée aux personnes relevant de la coordination européenne de sécurité sociale ; le propriétaire affilié au Brésil paie les 17,2 % pleins sur les loyers et les plus-values.
  • Vous vendez : le Brésil étant hors UE et EEE, le représentant fiscal accrédité est requis pour la déclaration, sauf dispense de prix ou de durée de détention.

Les huit rôles, et ce dont chacun répond

RôleCe dont il répond
Le notaire — l'officier public qui rédige l'acte et publie votre titreLe titre, l'acte, les droits qu'il perçoit, et la mécanique successorale.
L'avocat fiscalisteLa position fiscale française, et sa résistance au contrôle.
Le conseil au BrésilCe qui s'applique au Brésil. Aucun chiffre de ce brief n'est définitif tant qu'il ne l'a pas confirmé.
Le représentant fiscal accrédité — requis à la vente, le cédant établi au Brésil étant hors de l'Union européenne et de l'Espace économique européenRépond envers l'administration française de la déclaration et du paiement de l'impôt sur votre plus-value (article 244 bis A, IV) ; le notaire de l'acte organise d'ordinaire sa désignation.
Le prêteurApprécie la capacité de remboursement de l'acquéreur, accorde et met en place le financement, prend une hypothèque ou une autre sûreté sur le bien, et débloque les fonds.
Le prestataire de l'avis de valeur — Elena Agueeva Real EstateÉtablit une estimation indépendante de la valeur vénale du bien, pour la négociation de la vente, la décision de financement, les valeurs que vous déclarez au fisc français et les autres besoins de l'opération.
Le family officeL'ordre des opérations, la gouvernance, et l'accord des deux conseils sur une seule réponse.
Elena Agueeva Real EstateDétient le mandat écrit, recherche et négocie le bien, et porte le dossier chez le notaire — et n'est rémunéré qu'une fois l'acte signé.

Vérifié au 10 août 2026 · convention de 1971 ; CGI ; code civil

Niveau 2 · Ce qui change pour un résident au Brésil

1La convention de 1971, en vigueur et jamais modifiée — et qui compte comme résident

Un seul instrument régit cette paire : la convention du 10 septembre 1971, signée à Brasilia avec un protocole qui en fait partie intégrante, en vigueur depuis le 10 mai 1972. Première convention de double imposition conclue par la France avec un État d'Amérique latine, elle reste proche du modèle OCDE de son époque. Elle n'a jamais été modifiée — le texte en vigueur est, sur les deux registres, celui de 1971 — et la convention multilatérale BEPS ne la modifie pas. Les textes faisant foi sont le français et le portugais, à égalité ; ce brief cite le texte français.

Le champ de la convention est étroit à dessein. L'article 2 couvre, côté français, l'impôt sur le revenu et l'impôt sur les sociétés, étendus aux impôts identiques ou analogues institués après la signature. Le commentaire de l'administration, refondu le 17 juillet 2024, lit cette extension comme couvrant la CSG, la CRDS et le prélèvement de solidarité — des charges de type revenu, toutes. Aucun impôt sur la fortune ne figure dans l'instrument ni dans la liste de l'administration, et les sections 2 et 6 chiffrent ce silence.

La résidence fait le tri. Une personne imposable dans les deux États est départagée par la cascade de l'article 4 §2 : foyer d'habitation permanent, puis centre des intérêts vitaux, puis séjour habituel, puis nationalité, puis accord mutuel. Le Conseil d'État a appliqué cette cascade à cette convention même en 2020 : tout logement durablement à la disposition d'une personne compte comme foyer permanent (16 juillet 2020, n° 436570) — un bien de la Riviera tenu disponible à l'année en est un. Les sociétés se résolvent à l'État de leur direction effective (article 4 §3).

Côté brésilien, ce brief énonce le droit au niveau d'orientation seulement : le Brésil ne lève aucun impôt sur la fortune en vigueur, taxe successions et donations principalement par l'ITCMD des États fédérés, et organise la transmission familiale autour de la legítima de son code civil. Le terrain vérifié de ce brief est le côté français et la convention de 1971 ; la lecture brésilienne appartient aux conseils brésiliens de la famille.

Sources consultées : convention de 1971, art. 1, 2, 4 §§2–3 ; BOI-INT-CVB-BRA (17 juillet 2024) ; CE, 16 juillet 2020, n° 436570. Note de portée : le texte conventionnel prime le commentaire ; les deux registres revérifiés à cette édition. Le droit brésilien est énoncé pour orientation. Le texte de 1971 ne vise que le revenu : l'IFI arrive sans couverture.

Vérifié au 10 août 2026 · convention de 1971, art. 1, 2, 4 (art. 2 relu mot à mot) ; BOI-INT-CVB-BRA (millésime 2024 — à jour) ; CE n° 436570

2Ce que vous payez pour acheter un bien en France, et ce qu'il coûte chaque année

L'acquisition suit la séquence française classique : offre, compromis de vente avec délai de rétractation de dix jours, dépôt d'usage de 10 %, conditions suspensives, puis l'acte authentique devant le notaire, qui perçoit les droits et publie le titre. Le notaire est un officier public, non le conseil de l'acheteur ; les acquéreurs brésiliens retiennent généralement leurs propres conseils en sus. Une question est brésilienne plutôt que française et vient d'abord dans le temps : le contrôle des changes et le circuit par lequel les fonds arrivent, réglés avec les banquiers de la famille avant l'acte. Et parce qu'aucune convention successorale ne viendra rien réattribuer plus tard, les questions de structure de la section 3 méritent réponse avant la signature du compromis.

Exemple chiffré — la villa médiane de Mougins (4,3 M€, la médiane DVF de la commune) :

PosteAssietteMontantÀ la charge de
Droits de mutation & taxes de publicité foncière≈ 5,81 % du prix (département au taux normal ; bien existant)249 686 €Acquéreur
Émoluments et débours du notaire≈ 1,1–1,4 % à ce niveau de prix (barème réglementé)≈ 53 750 €Acquéreur
Coût global indicatif≈ 7 % sur un bien existant≈ 303 436 €Acquéreur
Honoraires d'agenceSelon mandat ; par convention inclus dans le prix affichéSelon mandat

Le notaire détaille droits et émoluments sur l'acte réel ; un régime de TVA neuve, une ventilation mobilière ou une sûreté hypothécaire changent le calcul. Les chiffres reprennent les barèmes publiés et sont donnés pour orientation.

L'impôt sur la fortune — le silence du traité, chiffré

L'article 964 du CGI institue l'impôt annuel sur la fortune immobilière (IFI) au-delà de 1 300 000 € d'actifs taxables. Pour le propriétaire non domicilié en France, l'assiette comprend les biens français et la fraction immobilière des parts de toute société (article 965, 2°), au barème progressif de l'article 977 — 0,5 % à 1,5 % au-delà de 800 000 € une fois le seuil franchi. La convention de 1971 n'offre rien à lui opposer : son article 2 ne couvre que les impôts sur le revenu, et l'IFI s'applique au bien d'un résident du Brésil exactement comme le code l'écrit. Le Brésil ne levant aucun impôt sur la fortune, la charge n'est pas doublée — elle n'est pas adoucie non plus. Le contraste au sein de cette collection dit l'essentiel : l'Allemand qui s'installe en France tient un bouclier conventionnel de cinq ans renouvelable pour ses actifs non français (convention de 1959, article 19 §6) ; le Brésilien qui s'installe ne tient que la règle interne de l'article 964-1° — cinq ans d'imposition sur les seuls actifs français après cinq ans à l'étranger — que la France peut modifier à tout moment.

Exemple chiffré — l'IFI en première année sur la villa médiane de Mougins (4,3 M€, la médiane DVF de la commune ; détention directe, sans dette) : le barème de l'article 977 produit 28 690 € pour l'année — 0,67 % de la valeur du bien. Une dette d'acquisition réduit l'assiette (article 974, section 3) ; un second bien français la relève.

Les charges récurrentes suivent le bien : la taxe foncière aux taux communaux ; pour les résidences secondaires meublées des zones tendues — dont les communes phares de la Riviera — une éventuelle surtaxe votée par la commune ; et la déclaration d'occupation annuelle exigée de tout propriétaire. Ces taux sont communaux et annuels ; ce brief les revérifie à chaque édition plutôt que de les figer.

Notre agence établit une estimation gratuite pour les propriétaires sur valuation.elenaagueeva.com/fr. Un agent vous contacte sous 48 heures pour convenir d'une visite.

Elle repose sur les mêmes sources officielles que celles dont part un expert immobilier : le registre public des prix de vente enregistrés, le cadastre, et les permis de construire délivrés sur la parcelle. L'agent se rend ensuite sur place pour apprécier la vue, le jardin, ainsi que la qualité de la construction et des finitions. L'avis de valeur est établi dans les 48 heures qui suivent la visite.

Le même chiffre porte vos déclarations françaises. L'impôt sur la fortune immobilière, la taxe de 3 % et les droits de donation se déclarent à la valeur vénale du bien. La loi retient cette valeur d'après votre propre déclaration détaillée et estimative (articles 761 et 973 du code général des impôts), sans exiger aucun évaluateur particulier. L'expert judiciaire relève du contentieux, non d'une déclaration. Si l'administration conteste votre chiffre, c'est un avis de valeur écrit, daté et appuyé sur des ventes comparables qui le soutient.

La première estimation d'un bien est gratuite pour son propriétaire ou son vendeur. Une nouvelle estimation du même bien, ou une estimation commandée par un family office, une banque ou un autre conseil pour un client, est facturée — demandez les conditions à notre agence.

Sources consultées : CGI, art. 964 (dont 1°, al. 2), 965, 977, 1418 ; convention de 1971, art. 2 ; convention France–Allemagne de 1959, art. 19 §6 (le contraste). Note de portée : les coûts reprennent les barèmes publiés et se détaillent sur votre acte ; les taux communaux sont revérifiés à chaque édition. Le change et le coût du transfert dominent d'ordinaire le taux.

Vérifié au 10 août 2026 · CGI, art. 964–965, 977 ; convention de 1971, art. 2 (seuls impôts sur le revenu — relu mot à mot) ; barèmes donnés pour orientation

Le lieu, documenté

3Cinq façons de détenir un bien français, et ce qui découle de chacune

Une structure de détention répond à sept questions, dont la fiscalité est une — rarement la décisive.

QuestionCe que cela change, pour la France et pour le Brésil
FiscalitéDroits, fortune, revenu, plus-values, succession, déclarations. Le texte de 1971 est revenu-seul : l'IFI court sur le seul droit français.
Droit civilPropriété, régime matrimonial, succession, incapacité. Les deux systèmes réservent une part aux enfants.
GouvernanceQui décide, qui occupe, qui signe — et qui tranche un blocage.
FinancementSûretés, dette contre l'assiette, devise, liquidité. La devise domine généralement le taux sur cette paire.
Confidentialité et conformitéBénéficiaires effectifs, KYC, origine des fonds — et la taxe de 3 % dès qu'une société détient le bien.
CommercialLiquidité du bien, lecture de la structure par les conseils d'un acheteur, calendrier.
FamilleUsage par les enfants, l'objectif successoral, les litiges probables. Aucun instrument successoral ou de donation n'existe.

Pour un propriétaire brésilien, l'analyse porte un fait organisateur : sans convention successorale et avec un traité borné aux impôts sur le revenu, le droit français lit le bien à travers une société immobilière à chaque point qui compte — le véhicule change la paperasse, rarement le résultat.

StructureCe qu'elle offreCe que cela signifie pour un propriétaire brésilien
Détenir le bien en nom propreSimplicité ; la France impose la plus-value et la succession parce que le bien est iciLa référence à laquelle chaque véhicule se mesure — et la détention directe écarte entièrement la question déclarative de la taxe de 3 %
Le détenir par une société brésilienne ou étrangèreConfidentialité, consolidationFait entrer la taxe annuelle de 3 % et ses régimes déclaratifs (articles 990 D et 990 E) ; la fraction immobilière supporte l'IFI de toute façon (article 965, 2°) ; et au décès l'article 750 ter répute français les titres de toute société non cotée principalement immobilière, où que siège la société
Le détenir par une SCI françaiseGouvernance, indivision organisée, financement françaisLa SCI change peu pour une famille brésilienne : l'IFI atteint la fraction immobilière des parts (article 965, 2°), l'article 973 écarte la dette logée en compte courant d'associé, une cession des parts reste dans le champ français comme cession à prépondérance immobilière (convention de 1971, article 13 ; article 244 bis A), et au décès l'article 750 ter atteint le bien malgré la société. La qualification brésilienne de la SCI est une question de conseil à part entière
Placer un trust dans la chaîneContrôle sur plusieurs générationsDès que le trust touche des actifs français ou des résidents français, les déclarations du trustee (article 1649 AB) et le prélèvement de l'article 990 J s'appliquent ; la territorialité successorale française n'est pas écartée par l'instrument. À examiner avec les conseils des deux côtés avant le compromis
Donner la nue-propriété aux enfants, garder l'usage sa vie durantTransmettre de son vivant sur une assiette réduiteFonctionne côté français comme pour tout propriétaire (section 6) — mais sans convention de donation, les analyses française et brésilienne du même acte courent séparément et doivent être alignées avant l'acte

L'emprunt adossé au bien — ce que le code anticipe

La conversation de financement se tient ici comme ailleurs sur cette côte : un prêt de la banque de l'acquéreur, garanti sur un portefeuille nanti, pour que la liquidité reste investie pendant que la dette réduit l'assiette taxable. Le mécanisme est licite et le code l'anticipe. La dette d'acquisition bancaire est déductible de l'assiette IFI (article 974), et les actifs financiers demeurent hors assiette. Trois limites. Le prêt remboursable in fine est réputé s'amortir, la déduction décroissant sur la vie du prêt — d'un vingtième par an sans terme fixé. Lorsque le patrimoine taxable dépasse 5 M€ et que les dettes excèdent 60 % de sa valeur, l'excédent n'est déductible que pour moitié, sauf à démontrer un objet principalement non fiscal. Et la dette doit être réelle — effectivement tirée, effectivement servie, aux conditions de marché ; logée en compte courant d'associé d'une SCI, elle cesse de réduire la valeur imposable des parts (article 973). Pour un propriétaire brésilien, la déduction pèse plus que pour d'autres : aucune fenêtre conventionnelle ne suspendra jamais l'IFI. La devise domine généralement le taux d'intérêt sur cette paire — une facilité en euros adossée à des revenus brésiliens est une décision de trésorerie avant d'être fiscale, à régler avec le prêteur et l'avocat fiscaliste ensemble, avant l'offre.

Sources consultées : CGI, art. 965, 973–974, 990 D–990 E, 990 J, 1649 AB, 750 ter ; convention de 1971, art. 13. Note de portée : les structures sont des questions à analyser, non des recommandations — à régler avec les conseils en France et au Brésil. Les droits de transmission se lèvent au niveau des États fédérés.

Vérifié au 10 août 2026 · CGI, art. 965, 973–974, 990 D–E, 990 J, 1649 AB ; convention de 1971, art. 13

4Ce que vous payez à la vente

La France impose d'abord, et sur ce point la convention de 1971 est explicite : l'article 13 §1 rend imposables dans l'État de situation les gains d'aliénation des biens immobiliers — ou de parts et droits analogues dans une société dont l'actif est composé principalement de biens immobiliers. Le Conseil d'État a lu cet article deux fois ces dernières années : la France impose bien là où le bien se trouve, et cela n'empêche pas l'État de résidence impose aussi, à charge d'imputation (11 décembre 2020, n° 440307 ; 14 avril 2022, n° 455943).

Pour le vendeur résident du Brésil, la charge française court sous l'article 244 bis A. La plus-value taxable fond avec le temps : abattement de 6 % par année de détention au-delà de la cinquième et de 4 % la vingt-deuxième (article 150 VC), la composante impôt sur le revenu à 19 % (article 200 B) s'éteignant après 22 ans. Au-delà de 50 000 € de plus-value taxable s'ajoute la surtaxe progressive de l'article 1609 nonies G, qui atteint 6 % aux prix où ce marché traite.

Exemple chiffré — l'horloge de détention, par 1 000 000 € de plus-value brute :

DétentionAbattement (150 VC)Plus-value taxableImpôt à 19 %Surtaxe (1609 nonies G)
10 années pleines30 %700 000 €133 000 €42 000 €
15 années pleines60 %400 000 €76 000 €24 000 €
22 années pleines100 %

Les prélèvements sociaux s'ajoutent jusqu'à la trentième année — et au taux plein. Le prélèvement de solidarité réduit à 7,5 % est réservé aux vendeurs relevant de la coordination européenne de sécurité sociale non affiliés à un régime français (CSS, article L. 136-7 ; CGI, article 235 ter) ; le vendeur affilié au Brésil est hors de cette coordination et paie les contributions au taux combiné plein, 17,2 % aux barèmes actuels. Et le Brésil étant hors UE et EEE, le vendeur doit en principe désigner un représentant fiscal accrédité pour la déclaration — dispense automatique lorsque le prix n'excède pas 150 000 € par vendeur, ou lorsque les abattements de durée ont éteint impôt et prélèvements.

Le Brésil répond ensuite selon son droit, et la convention organise cette réponse plutôt qu'elle ne l'empêche : sous l'article 22 §1, lorsque le revenu d'un résident du Brésil est imposé en France conformément à la convention, le Brésil accorde un crédit égal à l'impôt français, dans la limite de son propre impôt sur ce revenu. Depuis le commentaire du 17 juillet 2024, la CSG, la CRDS et le prélèvement de solidarité entrent expressément dans le champ conventionnel — un point de vraie valeur à ces prix, les prélèvements perçus sur une plus-value étant des impôts couverts ; la restitution brésilienne du crédit relève des conseils brésiliens. Vendre les parts d'une société à prépondérance immobilière plutôt que le bien change l'acheteur et l'acte, non l'attribution française : l'article 13 atteint les deux dans la même phrase.

Si vous quittez la France après la vente : l'exit tax

La charge est plus étroite que son nom. L'exit tax française (article 167 bis) n'atteint que les personnes domiciliées en France six des dix années précédant le départ, et seulement leurs plus-values latentes sur titres — au-delà de 800 000 €, ou pour une participation d'au moins 50 % des bénéfices d'une société. Un bien déjà vendu a réglé son propre impôt sous les régimes ci-dessus, et le prix n'entre pas dans la charge. Les parts d'une SCI familiale restée à l'impôt sur le revenu demeurent dans le régime immobilier (article 150 UB) et hors exit tax ; l'option pour l'impôt sur les sociétés change la qualification, et sa vérification appartient à toute liste de pré-départ. Là où la charge s'applique, le paiement est en général différé, et l'imposition tombe lorsque les titres sont encore détenus deux ans après le départ — cinq au-delà de 2,57 M€ de portefeuille — ou au retour en France.

Sources consultées : convention de 1971, art. 13 §1 (relu mot à mot), 22 §1 ; CE n° 440307, n° 455943 ; CGI, art. 150 UB, 150 VC, 167 bis, 200 B, 235 ter, 244 bis A, 1609 nonies G ; CSS, art. L. 136-7 ; BOI-RFPI-PVINR-30-20. Note de portée : les abattements suivent les barèmes légaux ; l'assiette se détaille sur l'acte. Les prélèvements sociaux sont dans le traité, leurs taux au-dehors.

Vérifié au 10 août 2026 · convention de 1971, art. 13, 22 ; CE n° 440307, n° 455943 ; CGI, art. 150 VC, 200 B, 235 ter, 244 bis A, 1609 nonies G

Classements choisis

5Louer avant d'acheter, et donner votre bien en location

Louer avant d'acheter

Une année de location avant l'achat reste le premier pas classique, avec une mise en garde à dire simplement : le domicile fiscal français (article 4 B) se juge au foyer, au lieu de séjour principal et au centre des intérêts professionnels et économiques — rien de tout cela ne s'efface devant un bail. Un bien de la Riviera devenu le foyer effectif de la famille peut établir la résidence française, avec ses conséquences mondiales, avant tout achat. Si les deux États vous revendiquent, la cascade de l'article 4 §2 tranche, à commencer par le foyer permanent — et le Conseil d'État lit tout logement durablement à votre disposition comme tel (n° 436570). Le choix entre saisonnier meublé et bail civil d'un à trois ans règle votre souplesse de sortie ; accordez-le au vrai but de l'essai.

Donner votre bien en location

Les loyers de source française d'un non-résident — locations meublées comprises — sont imposés au minimum de 20 % jusqu'au plafond de la deuxième tranche et 30 % au-delà, sauf démonstration d'un taux mondial effectif inférieur (article 197 A). La convention appuie l'attribution : l'article 6 affecte les revenus immobiliers à l'État de situation, quelle que soit la forme d'exploitation, location comprise. Les prélèvements sociaux s'ajoutent, au taux plein pour l'affiliation brésilienne — la voie réduite ne s'y étend pas. Côté brésilien, la mécanique de crédit de l'article 22 §1 répond : le Brésil impose selon son droit et impute l'impôt français dans la limite du sien — prélèvements eux-mêmes dans le champ conventionnel depuis juillet 2024.

Sources consultées : CGI, art. 4 B, 197 A, 235 ter ; convention de 1971, art. 4 §2, 6, 22 §1. Note de portée : le traitement dépend de la forme d'exploitation et de l'affiliation, questions de fait. Aucun instrument successoral ni en matière de donations n'existe.

Vérifié au 10 août 2026 · CGI, art. 4 B, 197 A ; convention de 1971, art. 4 §2, 6, 22 §1

6Au décès et pour une donation, le droit français seul — aucune convention ne coordonne

La France n'a conclu de conventions successorales qu'avec une quarantaine d'États, et le Brésil n'en est pas : les deux registres portent un seul instrument franco-brésilien, la convention de 1971 sur le revenu. La territorialité française s'applique donc sans restriction, sur l'architecture de l'article 750 ter. La France impose le bien au décès et sur donation comme actif français, quel qu'ait été le défunt et où que vivent les héritiers ; les titres d'une société non cotée principalement immobilière sont réputés français au même effet. Défunt domicilié en France : les droits atteignent le patrimoine mondial. Héritier domicilié en France six des dix dernières années : même portée mondiale, par l'héritier — une horloge à surveiller dans les familles dont les enfants étudient ou s'installent en France. Dans les cas mondiaux, le crédit unilatéral de l'article 784 A impute les droits étrangers payés sur les actifs non français ; pour le bien lui-même, il n'y a rien à imputer — les droits français sont simplement dus. Que l'ITCMD d'un État brésilien atteigne aussi la transmission est une question pour les conseils brésiliens ; sans traité pour coordonner les deux charges, leur séquence appartient au plan successoral, non à la liquidation.

Là où les droits français s'appliquent, le barème est celui de l'article 777 : progressif jusqu'à 45 % en ligne directe au-delà de 1,8 M€ par part, après l'abattement de 100 000 € par enfant de l'article 779, le conjoint survivant exonéré en succession. Frères et sœurs : 35 % et 45 % ; tiers : 60 %.

La réserve des deux côtés de l'Atlantique — l'alignement discret de la paire

Avant que l'un ou l'autre État ne taxe, le droit civil désigne qui hérite, et la paire est ici plus confortable que la plupart. Le droit français réserve aux enfants une part fixe — la moitié avec un enfant, deux tiers avec deux, trois quarts au-delà (code civil, articles 912 et 913) — et réduit les libéralités qui l'entament. Le droit brésilien réserve dans le même esprit : la legítima affecte la moitié de la succession aux héritiers nécessaires — énoncé ici au niveau d'orientation, pour que les conseils brésiliens l'affinent. Sous le règlement (UE) 650/2012, que la France applique quelle que soit la nationalité, un Brésilien résidant habituellement en France peut choisir la loi brésilienne pour l'ensemble de sa succession ; les deux systèmes réservant, l'élection réorganise le calcul plus que le principe, et ne déplace rien de l'attribution fiscale ci-dessus. Le mécanisme compensatoire de l'article 913, alinéa 3 — qui permet aux enfants de se rattraper sur les actifs français — vise les lois sans aucune réserve, ce qu'une élection brésilienne ne présente pas.

Donner la nue-propriété à vos enfants et garder l'usage votre vie durant (démembrement)

La structure souvent proposée à côté du prêt divise la propriété elle-même : vous gardez l'usufruit — l'usage du bien et ses revenus votre vie durant — et donnez la nue-propriété à la génération suivante. Le code valorise la division par l'âge : la nue-propriété vaut 60 % de la pleine valeur lorsque l'usufruitier a entre 61 et 70 ans, 70 % entre 71 et 80 (article 669) ; la donation supporte les droits sur cette fraction seule, à la valeur d'aujourd'hui, et la réunion au décès n'est pas une nouvelle transmission taxable. L'article 751 fixe les conditions — donation notariée, plus de trois mois avant le décès, valorisée au barème 669 — et l'article 968 maintient la pleine valeur dans votre propre assiette IFI : votre impôt sur la fortune ne bouge pas. Sans convention de donation, la France taxe la donation française selon ses règles et les conséquences brésiliennes du même acte suivent le seul droit brésilien — deux analyses à aligner, avec les conseils de chaque côté, avant l'acte.

Sources consultées : CGI, art. 669, 750 ter, 751, 777, 779, 784 A, 968 ; code civil, art. 912, 913, 920 ; règlement (UE) 650/2012 ; vérification des deux registres, juillet 2026. Note de portée : le côté brésilien (ITCMD, legítima) est énoncé pour orientation et appartient aux conseils brésiliens. Les réserves héréditaires s'alignent des deux côtés : l'élection change moins.

Vérifié au 10 août 2026 · CGI, art. 669, 750 ter, 751, 777, 779, 784 A, 968 ; code civil, art. 912–913, 920 ; règl. (UE) 650/2012

Questions, réponses

Niveau 3 · Les questions des acheteurs, et les décisions de justice et chiffres de ventes qui fondent chaque réponse ci-dessus

7Les huit questions que posent le plus les propriétaires brésiliens

Un résident du Brésil paie-t-il l'impôt français sur la fortune pour un bien de la Riviera ?

Oui, dès que l'immobilier français dépasse 1,3 M€ net, en direct ou par la fraction immobilière de parts (article 964). La convention de 1971 ne couvre que les impôts sur le revenu et ne dit rien de la fortune : l'IFI s'applique par le seul droit interne, sans rien à lui opposer. Le seul adoucissement est interne : la fenêtre du nouveau résident de l'article 964-1° (cinq ans sur les seuls actifs français, après cinq ans à l'étranger) — une règle du code, que la France peut modifier, là où l'acquéreur allemand tient l'équivalent comme droit conventionnel.

Qui impose la plus-value lorsqu'un résident du Brésil vend un bien français ?

La France, État de situation — l'article 13 couvre dans la même phrase les gains sur les biens français et sur les parts de sociétés à prépondérance immobilière, comme le Conseil d'État l'a confirmé en 2020 et 2022. La charge court sous l'article 244 bis A avec les abattements de durée, la composante impôt s'éteignant après 22 ans ; le Brésil peut imposer aussi selon son droit et impute l'impôt français (article 22 §1).

Existe-t-il une convention successorale France–Brésil ?

Non — la convention de 1971 sur le revenu est le seul instrument entre les deux États. Les droits français de succession et de donation s'appliquent sur leur propre territorialité (article 750 ter) : le bien et les parts à prépondérance immobilière sont toujours des actifs français ; le patrimoine mondial est atteint si le défunt était domicilié en France ou si un héritier l'a été six des dix dernières années ; et le crédit de l'article 784 A ne couvre que les droits étrangers sur les actifs non français.

Une famille brésilienne peut-elle choisir la loi brésilienne pour une succession française ?

Sous le règlement (UE) 650/2012, un Brésilien résidant habituellement en France peut choisir la loi de sa nationalité pour l'ensemble de la succession. L'élection change moins qu'un client de common law ne l'attendrait : le droit français réserve la moitié aux trois quarts aux enfants (code civil, art. 912–913), le droit brésilien réserve la moitié par la legítima, et l'attribution fiscale ne bouge dans aucun des deux cas.

Les loyers français sont-ils imposés si le propriétaire vit au Brésil ?

Oui, par la France d'abord : l'article 6 affecte les revenus immobiliers à l'État de situation, et la France applique le régime du taux minimum de l'article 197 A — 20 % au moins, puis 30 % — prélèvements sociaux en sus. Le Brésil impose selon son droit et impute l'impôt français dans la limite du sien (article 22 §1).

Les résidents du Brésil paient-ils les prélèvements sociaux pleins ?

Oui. La voie réduite à 7,5 % est réservée aux personnes de la coordination européenne de sécurité sociale non affiliées à un régime français (CSS, art. L. 136-7 ; CGI, art. 235 ter) ; le propriétaire affilié au Brésil paie CSG et CRDS en sus — 17,2 % au total aux taux actuels. Depuis juillet 2024, l'administration tient ces prélèvements pour des impôts conventionnels, ce qui compte pour le crédit brésilien.

Une exit tax s'applique-t-elle après la vente et le départ ?

Rarement, et jamais sur le bien lui-même. La charge (article 167 bis) n'atteint que les personnes domiciliées en France six des dix années précédant le départ, et leurs seules plus-values latentes sur titres — au-delà de 800 000 €, ou 50 % au moins des bénéfices d'une société. Le bien vendu et son prix restent hors champ, comme les parts d'une SCI familiale restée à l'impôt sur le revenu (article 150 UB). Là où elle s'applique, le paiement est en général différé et l'imposition tombe après deux ans — cinq au-delà de 2,57 M€ — ou au retour en France.

Un emprunt bancaire réduit-il l'impôt sur la fortune ?

Oui. La dette d'acquisition bancaire est déductible de l'assiette IFI (article 974), et les actifs financiers nantis demeurent hors assiette. La déduction est bornée : les prêts in fine sont réputés s'amortir chaque année, et au-delà de 5 M€ de patrimoine et de 60 % de dette, l'excédent ne compte que pour moitié sauf objet principalement non fiscal. Pour un propriétaire brésilien, la déduction pèse d'autant plus qu'aucune fenêtre conventionnelle ne suspendra jamais l'impôt.

Sources consultées : CGI, art. 964, 974, 197 A, 235 ter, 167 bis, 150 UB, 750 ter, 784 A, 244 bis A ; convention de 1971, art. 6, 13, 22 §1 ; code civil, art. 912–913 ; règlement (UE) 650/2012. Note de portée : ces réponses condensent les sections ci-dessus et en héritent les notes de portée. Les réserves héréditaires s'alignent des deux côtés : l'élection change moins.

Vérifié au 10 août 2026

8Les décisions de justice, les sources et les chiffres de ventes

Quatre décisions du Conseil d'État, et ce que chacune a réglé

16 juillet 2020, n° 436570 — la résidence sous cette convention : tout logement durablement à la disposition d'une personne compte comme foyer permanent dans la cascade de l'article 4 §2. 11 décembre 2020, n° 440307 — l'article 13 §1 lu mot à mot : les gains sur les biens français et sur les parts de sociétés à prépondérance immobilière sont imposables là où le bien se trouve. 14 avril 2022, n° 455943 — l'article 13 n'exclut pas l'imposition par l'État de résidence ; le crédit de l'article 22 répond, prélèvements sociaux compris. 26 juillet 2006, n° 284930 — les crédits forfaitaires de l'article 22 §2 d supposent que le revenu a effectivement supporté l'impôt brésilien ; le commentaire de 2024 consolide la condition.

Ce qui a changé, et ce que notre agence surveille

L'instrument est tel que signé : vérifié en juillet 2026 sur les deux registres — la présentation officielle française et le registre fédéral brésilien (Decreto n° 70.506 de 1972) — sans avenant ni modification par la convention multilatérale. Le mouvement de fond du dossier est doctrinal : le 17 juillet 2024, l'administration a refondu BOI-INT-CVB-BRA, affirmant expressément que la clause des impôts analogues de l'article 2 couvre la CSG, la CRDS et le prélèvement de solidarité. À surveiller pour la prochaine édition : toute annonce de renégociation du texte de 1971 ; les mouvements de loi de finances sur l'IFI et les droits de mutation ; les votes de surtaxe communale sur l'arc de la Riviera ; et la législation brésilienne sur l'imposition des successions et donations. Les textes faisant foi sont le français et le portugais, à égalité ; le corpus détient le texte officiel français à force statutaire, et le texte portugais n'y est pas encore — un point ouvert que notre agence consigne plutôt que de le laisser implicite.

Les chiffres de ventes qui fondent ce brief

Vu du Brésil, le marché des villas à 3 M€ et plus de la Riviera s'introduit au mieux par Mougins — le village de colline au-dessus de Cannes dont la gastronomie, le golf et les quartiers fermés attirent de longue date une détention internationale. Mougins a enregistré 167 ventes de villas à 3 M€ et plus pour 967 M€, à une médiane de 4,3 M€ et un plafond de 34,5 M€, dont 76 pour 453 M€ sur les 36 derniers mois. Cannes et ses collines ont apporté 306 ventes pour 2 066 M€ à une médiane de 4,9 M€ ; la presqu'île de Saint-Tropez demeure le plus grand registre à 3 M€+ de la côte, à 1 006 ventes pour 7 049 M€.

MarchéVentes (12 ans)Total M€Médiane M€Plafond M€Ventes 36 moisM€ 36 mois
Mougins1679674,334,576453
Cannes & ses collines3062 0664,946,598697
Saint-Tropez & le Golfe1 0067 0494,985,53532 718

Source : DVF (« Demandes de Valeurs Foncières », DGFiP), ventes de villas ≥ 3 M€, 2014–2025, doublons de domaine retirés — la méthode des pages Riviera Intelligence publiées. Registre complet au 31 décembre 2025. Les agrégats de détention compilés des registres publics ne relèvent, à cette édition, aucune position tenue depuis le Brésil sur les 20 communes étudiées ; les chiffres se rafraîchissent à chaque édition.

Comment ce brief a été vérifié, et ses limites

Les énoncés juridiques sont vérifiés contre le Chiron Legal Corpus et recontrôlés sur les sources officielles à chaque édition. La revue du 10 août 2026 a couvert les articles consolidés du CGI et du code civil cités, la convention de 1971 dans la présentation officielle française (art. 2 et 13 §1 relus mot à mot à cette édition), le commentaire dans son millésime 2024, la série des plus-values des non-résidents, et les quatre décisions du Conseil d'État ci-dessus. Le droit interne brésilien — la legítima, l'ITCMD, l'absence d'impôt sur la fortune en vigueur — est énoncé au niveau d'orientation depuis des sources secondaires et ne porte jamais une conclusion juridique à lui seul. Les points qui dépendent du dossier — taux communaux, composantes du taux de 17,2 %, restitution brésilienne du crédit de l'article 22, assiette de plus-value au niveau de l'acte — sont énoncés au niveau du mécanisme et vérifiés cas par cas. Données de marché : DVF (DGFiP), ventes de villas ≥ 3 M€, doublons de domaine retirés, registre complet au 31 décembre 2025.

Ce brief expose le droit publié et des données publiques de transaction. C'est une recherche, non un conseil sur votre situation : votre historique de résidence, votre régime matrimonial, le circuit de financement et votre chaîne de titre changent la réponse. Pour un achat ou une vente réels, notre agence fait intervenir l'avocat fiscaliste et le notaire qu'il faut, et conduit lui-même la vente ou l'achat.

Sources consultées : CE n° 284930, n° 436570, n° 440307, n° 455943 ; BOI-INT-CVB-BRA ; convention de 1971, clause finale. Note de portée : textes des décisions lus ; registre DVF, doublons de domaine retirés.

Vérifié au 10 août 2026 · textes des décisions lus ; registre DVF, doublons de domaine retirés

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© 2026 Elena Agueeva · Riviera Intelligence · Publié pour référence : la citation avec attribution et lien vers elenaagueeva.com est permise ; la reproduction intégrale ne l'est pas.

Droit vérifié au 10 août 2026 — contrôlé sur Légifrance et le BOFiP via le Chiron Legal Corpus · v5-NV

Autres intelligences

Le marché des villas de la Riviera — l'indice ≥ 3 M€ de la côte

Fiscalité immobilière & relocalisation — le b.a.-ba de l'acquéreur

France–Belgium — la paire conventionnelle

France–Nordics — la paire conventionnelle

Edição em português

Source : Légifrance et BOFiP via le Chiron Legal Corpus · DVF (DGFiP), chaque vente comptée une fois · registres publics, agrégats uniquement